"Au coeur du ring", un documentaire passionnant sur la boxe féminine à la recherche de diffuseurs

3 mai

Présentation : 

Boxeuse amateur depuis plus de 15 ans au club Boxing Beat d’Aubervilliers, Sarah Ourhamnoune, cette jolie jeune femme discrète, étudiante à Sciencespo, est aussi forte dans l’amphi que sur le ring. Elle fait preuve de la même détermination, toujours prête à repousser plus loin ses limites. Un mental d’acier et une technique de boxe irréprochable, Sarah se démarque rapidement. En 1999, elle devient sportive de haut niveau et obtient sa sélection en équipe de France. Dès lors, elle remplit son palmarès avec plus de 140 combats. En dix ans, elle obtient  8 titres de championne de France, 3 titres de l’union Européenne et un titre de championne du monde en 2008. Après ce parcours incroyable, Sarah a mobilisé tout son temps et toute sa force pour décrocher le graal : une participation aux Jeux Olympiques de Londres en 2012 ! En effet, pour la toute première fois dans l’histoire du pugilat, la boxe féminine fut introduite aux Jeux Olympiques cette année là. On imagine donc l’enjeu : être la première boxeuse française au monde à décrocher une médaille Olympique.

Sarah est sur des rails mais elle doit encore faire ses preuves auprès de la Fédération Française de Boxe. Une tâche qu’elle a commencée en remportant pour la 8ème fois consécutive les championnats de France en janvier 2012. Il lui faudra aussi se battre pour arriver au minimum en quart de final lors des championnats du monde en mai 2012 en Chine. Alors seulement, elle obtiendra son ticket pour les J.O. Pour ce faire il y a son coach, meilleur ami, père de toujours Saïd Bennajem.

Sarah a valeur d’exemplarité. Avec elle, la boxe s’ouvre enfin aux femmes. Le film les met « au cœur du ring » balayant les clichés.
Le combat d’égalité entre hommes et femmes n’est pas terminé. Première femme à être inscrite à la Fédération française de boxe, Sarah Ourhamoune le continue. Elle porte le numéro 1 sur sa licence dans un sport réservé aux hommes jusqu’alors. Diffuser ce documentaire c’est tout d’abord promouvoir la boxe féminine qui reste en marge des représentations médiatiques et donc des sponsors. C’est donner à voir aux autres femmes un nouveau modèle identitaire féminin dans le lequel elles pourront s’inscrire celui de la boxeuse de haut niveau. C’est faire évoluer les représentations médiatiques de la femme et sa place dans notre société. Enfin c’est aussi monter qu’il existe des hommes d’exceptions capablent de se battre pour faire évoluer les mentalités.

Contact : 

SARL New Wave Production

Réalisateur : Cédric Balaguier

E.mail : info@newwaveprod.com

NL

3 Françaises victorieuses lors des ceintures Montana 2013

12 avr

Cette année, lors de la 9ème édition du Tournoi International Amateur de Boxe Anglaise, les Ceintures Montana, la boxe féminine était à l’honneur avec le nombre record de 37 boxeuses en lice.  Trois françaises se sont démarquées lors de la compétition Lydia Boussadia (moins de 51 kilos), Ségolène Lefebvre  (moins de 57 kilos) et Estelle Mossely (moins de 60 kilos) remportant avec brio la très convoitée Ceinture Montana.

Boxe féminine ceintures Montana

12 boxeuses étaient encore en course samedi soir, lors des finales. Elles ont fait vibrer la salle Jean Vilar, transformée pour un soir, en temple de la boxe. Les combats intenses et hautement disputés ont témoigné de toute la motivation des boxeuses mais également de leur qualité d’athlète.

Dans la catégorie des moins de 51 kilos et lors d’une finale 100% française, la championne de France en titre, Lydia Boussadia a triomphé face à la talentueuse Mona Mestiaen.

Boxe féminine Lydia Boussadia

Dans la catégorie des moins de 54 kilos, la polonaise Martina Letkievwicz quitte le ring avec la Ceinture face à la norvégienne Camilla Johansen.

Dans la catégorie des moins de 57 kilos, la victoire de la française Ségolène Lefebvre sur la championne de France 2013, Sophie Revel, a relancé la compétition.

Boxe féminine Ségolène Lefebvre

Dans la catégorie  des moins de 60 kilos, la championne de France 2013, Estelle Mossely, s’impose face à Romina Marenda, championne d’Italie 2013.

Boxe féminine  Estelle Mossely

Dans la catégorie des moins de 64 kilos, la brésilienne Roselaine Volante Silva, soutenue avec enthousiasme par la délégation brésilienne, se démarque et remporte le combat face à la suisse Anaïs Kistler.

Enfin, dans la catégorie des moins de 75 kilos, Nouchka Fontjin, venue des Pays-Bas sort victorieuse face à la suédoise Love Holgerssonn.

Un grand moment de boxe féminine et de beaux espoirs pour les prochains Jeux Olympiques de Rio : voilà ce que nous auront offert les boxeuses de la 9ème édition des Ceintures.

Championnat du monde WBF pour Anne-Sophie Da Costa

1 avr

Boxe, boxe féminine Anne-Sphie Da Costa

Anne-Sophie Da Costa  (15 combats, 15 victoires dont 7 par K.O) défendra son titre mondial WBF  le 15 juin prochain au petit René-Tys de Reims face à la Mexicaine Martinez Castrejon (25 combats, 14 victoires dont 9 par KO et 11 défaites). Anne-Sophie Da Costa occupe la 8ème  place  au  rang mondial  alors que Martinez Castrejon est classée au 11ème rang selon le site de référence  boxrec. La Mexicaine n’a que 24 ans et a déjà disputé (et perdu) trois championnats du monde : WBO/WBA, IBF et WBO.

Source : l’Union.fr

Championnat de France professionnel féminin!

26 mar

Boxe, boxe feminine, championnat de France

Najat Vallaud-Belkacem : "Le sport peut jouer sur l’égalité filles/garçons"

25 mar

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement était l’invitée de l’antenne de France Bleu  pour un entretien avec Jacques Vendroux (journaliste sportif) sur la féminisation du sport  et ses enjeux

Source : www.najat-vallaud-belkacem.com

Ceintures Montana 2013

22 mar

Boxe : Ceintures Montana 2013

Organisé par le Club Olympique Multisports d’Argenteuil (C.O.M.A), la 9ème édition du prestigieux Tournoi International de Boxe Anglaise "les ceintures Montana" se déroulera les 4, 5 et 6 avril prochain à Argenteuil (95).

80 participants, répartis en 11 catégories de poids, s’affronteront dans le cadre du plus grand Tournoi International de Boxe Amateur en Europe. Une trentaine de boxeuses venues de France, Suède, Allemagne, Norvège, Canada, Chypre et Italie s’opposeront en vue d’obtenir "la ceinture". Les participants de cette année au tournoi sont les espoirs des prochains Jeux Olympiques de Rio : « Assister aux Ceintures, c’est assister à l’éclosion de nouveaux champions », déclare Toni Salvatore organisateur du Tournoi.

Vous pouvez suivre l’actualité de l’évènement sur le site http://ceinturesmontana.monsite-orange.fr/

Ainsi que sur Facebook : https://www.facebook.com/Lesceintures?ref=ts&fref=ts

Informations pratiques :

Jeudi 14h00 (quart de finale) = 3€       20h00 (quart de finale) = 5€
Vendredi 19h00 (demi finale) = 8€
Samedi 20h00 (finales) = 10€
Billets en vente sur place

Boxe féminine et discriminations sexistes

21 mar

Analyse des résistances masculines à l’entrée des femmes dans les salles de boxe :

Si les portes des salles de boxe s’ouvrent progressivement aux femmes et celles de l’INSEP aux boxeuses , l’univers pugilistique français reste marqué d’une emprunte sexiste. En effet, les boxeuses subissent encore bon nombre de discriminations dans certains clubs ainsi que d’un traitement asymétrique vis à vis de leurs homologues masculins au sein de la Fédération Française de Boxe.

girlfight boxe féminineEncore aujourd’hui, certains clubs perpétuent la tradition androcentrique du pugilat en refusant d’ouvrir leurs portes aux femmes. D’autres clubs voulant se montrer « plus moderne» toléreront les boxeuses mais ré-introduiront un rapport asymétrique en les reléguant aux marges de la « vraie » boxe, considérée comme étant réservée aux hommes.

Les boxeuses doivent endurer les remarques sexistes de certains boxeurs qui émettent des résistances quant à leur entrée dans ce monde d’hommes. Ils tenteront de renvoyer la femme à ses premières attributions d’épouse, c’est-à- dire à « l’entretien corporel et matériel » de sa famille au sein de l’espace domestique (Guillaumin 1992) : « les femmes ne sont pas faites pour boxer mais pour s’occuper de leurs hommes »[1], ou encore « retourne dans ta cuisine »[2]. Elles seront appelées par des surnoms genrés les ramenant à une identité féminine stéréotypée tels que « la majorette » ou « la midinette »[3]. De ce fait, les boxeuses doivent perpétuellement prouver leur détermination, leur capacité physique et leur qualité de sportive pour se faire accepter dans ce milieu "masculin".

Même à très haut niveau, lorsque la reconnaissance est unanime vis-à-vis de la boxeuse, les boxeurs les plus machos continueront de dénigrer la boxe féminine. Lorsque Anne-Sophie Mathis a reçu pour la première fois de l’histoire de la boxe anglaise le prix Gant-d’or l’Équipe récompensant  le meilleur boxeur de l’année en 2012, le boxeur Fabrice Tiozzo (multiple champion du monde) n’a pu s’empêcher de tenir des propos machistes à l’égard de la boxe féminine : « La récompense d’Anne-Sophie Mathis est méritée mais dans les années 1990, quand nous étions cinq champions du monde, elle ne l’aurait jamais eue. Je n’aime pas la boxe féminine à cause d’un manque de technique. Elles ne font que se taper dessus et s’abîment beaucoup »[4].

N’ayant pas la possibilité déclarée d’être physique « comme les hommes », les boxeuses sont de surcroît amputées de leurs qualités « techniques » et « mentales » par ces résistants de la boxe masculine pour les hommes. Cette résistance peut s’expliquer par la crainte de certains hommes qui perçoivent les boxeuses comme une menace pour leur virilité « la ressemblance des sexes leur fait secrètement horreur parce qu’ils voient la perte de leur spécificité »[5]. En effet, si la féminité bouge dans ses pratiques et ses repères, la masculinité est mise en cause dans ses référents : « l’un ne saurait se déplacer sans que l’autre en ressente les secousses »[6].

En parallèle, malgré des évolutions notables, la Fédération Française de Boxe, dirigée en majorité par des hommes perpétue les discriminations sportives à l’encontre des boxeuses. La répartition du budget n’est pas équitable entre homme et femme. En effet, les boxeuses amateurs en France ne perçoivent des mensualités uniquement depuis leur  intronisation sur la scène Olympique en 2012, alors que les hommes ont toujours été rémunérés à haut niveau. De plus, les boxeuses n’ont pu prétendre à intégrer l’INSEP qu’après les JO de Londres. Les résultats de cette discrimination furent éloquents  puisque aucune française ne s’est qualifiée en 2012, tandis que cinq boxeurs ont eu la chance de  s’illustrer aux JO de Londres.
En boxe professionnelle les écarts de rémunération entre un combat professionnel masculin et combat féminin de niveau équivalent sont phénoménaux et peuvent être de 90% supérieur pour les hommes [7].

On espère que le changement récent de direction à la FFB aura des impacts positifs d’une part sur le monde de la boxe anglaise qui se trouve actuellement dans une conjoncture difficile, mais aussi sur la parité homme-femme dans ce merveilleux sport qu’est le « noble-art ».

NL article co-écrit avec Anne-Claire Péredo Baupérin


[1] Propos recueillis lors d’entretiens avec les boxeuses

[2] Ibid

[3] Ibid

[4] Propos extrait de l’article de Yannick Cochennec – La boxe aux JO n’est plus un bastion réservé aux hommes – 07/08/2012 – Slate 2012

[5] DAVISSE A. ; LOUVEAU C., Sports, école, société : la différence des sexes, 1998, Paris L’Harmattan p.175.

[6] Ibid.

[7] Témoignage d’Anne-Sophie Mathis dans son livre Je me bats sur le ring comme dans la vie, 2011, éditions J’ai lu p.135